La crise est le moyen physiologique de se calmer…

Si la crise est le moyen physiologique de se calmer, les émotions sous-jacentes ne sont pas toujours faciles à identifier, surtout chez les plus petits. Nous arrivons chez mamy et papy où tout s’est « si bien passé », mais à peine avons-nous passé la porte que les larmes ou les cris l’envahissent. Mais pourquoi ai-je droit au débordement alors que d’après mamy souriante de fierté, « il a été si gentil » ?

Le mot est lancé « débordement ». Toute la journée il a écouté papy et mamy et a essayé de « bien faire ». Même quand il a renversé son verre d’eau et qu’il s’est fait grondé, il n’a pas pleuré… Enfin, vous voilà.  Votre simple présence, votre voix, votre visage, votre odeur tout l’invite enfin à décompresser. Il ne doit plus se retenir, il peut lâcher ses frustrations de la journée. Parce que vous l’aimez inconditionnellement, il peut sortir de son trou, pleurer, crier… parfois même contre vous. Parce qu’il ne comprend pas l’inconfort qui l’habite… ça tire, ça chauffe, ça tend… et qu’il ne sait pas encore mettre des mots sur ses besoins… alors parfois c’est plus facile pour lui de vous adresser ses frustrations. Parce qu’avec vous, il sait qu’il ne risque rien. Vous l’aimerez même comme ça ! Comme ça, ce n’est pas être gentil ou méchant, comme ça c’est être occupé à décharger son émotion pour retrouver un certain équilibre, pour retrouver son calme. C’est physique. Il n’y a pas d’intention négative. C’est un cadeau, la reconnaissance de votre lien, de votre amour pour lui…

Alors, oui c’est vrai, après votre longue journée de travail, vous auriez aimé retrouver votre petit loulou souriant et content de vous voir. Laissez-lui un peu de temps, adressez-lui quelques mots compréhensifs (« Je vois que tu pleures, ça à l’air un peu difficile pour toi. Prends ton temps mon chéri, maman est là ») et blindez-vous des regards ou commentaires de mamy ou papy. Ne vous laissez pas avoir par vos propres émotions ou le regard des autres. Accrochez-vous à ce que vous savez. La crise, c’est le moyen physiologique de se calmer. Je suis un parent aimant qui privilégie la relation positive avec mon enfant plus que les leçons de principe accrochées à un dogme détenant La vérité. Il n’y a qu’une vérité la vôtre et celle de votre enfant.

Et au passage, pour avoir l’énergie d’affronter sa crise et les remarques extérieures avec un calme qui ferait rougir tous les dieux de l’Olympe, n’oubliez pas de tenir compte de vos besoins… sur une échelle de 1 à 10, quel est votre degré d’énergie aujourd’hui ? Etes-vous suffisamment reposé ?

Pour en savoir plus sur la parentalité positive ou bienveillante, n’hésitez pas à consulter les auteurs qui en parlent si bien tels qu’Isabelle Filliozat, Haim Ginott, Thomas Gordon, Faber et Mazlich, Jane Neslen et Lynn Lott, Tania Zagury…  et à surfer sur le site www.yapaka.be, où vous trouverez une mine d’or de publications gratuites aux thèmes variés.

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